Chapitre 4: Phibie et la petite combinaison
L'histoire de comment Phibie a appris à aimer sa combinaison d'hiver.
Quand Phibie était un tout petit chiot, elle vivait dans un endroit où il y avait beaucoup de neige.
Phibie adorait la neige. C’était tellement amusant de s’y rouler ! Mais il y avait un problème : Phibie se mouillait vite, avait froid et se mettait à éternuer.
Alors maman lui acheta une petite combinaison.
Au début, elle ne plut pas du tout à Phibie : il était difficile d’y entrer, et en plus son ami Baxik — un petit chien à la fourrure blanche — se moquait d’elle :
— Tu ressembles à un facteur avec cette tenue, Phibie !
Tu ne saurais pas où ma commande AliExpress s’est perdue ?
— disait-il en riant, allongé sur le dos et se tenant le ventre avec ses pattes.
Phibie reniflait avec dédain et se détournait.
Une fois, Phibie essaya de cacher la combinaison avant la promenade, mais elle n’avait pas pensé qu’en s’asseyant simplement dessus, il faudrait bien se lever tôt ou tard — et alors on la trouverait.
Une autre fois, elle sortit en courant dehors avant qu’on ait le temps de l’habiller, mais dans la cour, on la rattrapa non sans malaise et on la ramena à la maison pour l’habiller.
Un jour, Phibie réussit enfin à glisser la combinaison sous le lit, sans que personne ne le voie.
Quand toute la famille la chercha avant la promenade, elle fit semblant de ne pas savoir où le vêtement avait disparu.
Et ils partirent se promener sans sa combi!
Phibie était ravie et voulait vite se montrer à Baxik sans celle-ci mais, comme par hasard, il n’était nulle part.
Phibie adorait se promener. D’habitude, ils allaient dans la forêt : là-bas, on la détachait de la laisse et elle pouvait courir partout.
C’était l’hiver, et toute la forêt était enveloppée de neige. Elle arrivait jusqu’au dos de Phibie, alors elle sautait comme un petit lapin et se réjouissait — elle avait toujours aimé ça.
Mais aujourd’hui, tout était différent. Le vent soufflait directement sur son museau, sa fourrure se mouillait, et Phibie se mit à trembler.
Lorsqu’ils gagnèrent les bois, un froid vif s’était déjà emparé
d’elle.
Comme d’habitude, on la détacha de la laisse, et elle partit en courant, mais elle se rendit compte que quand on court, le vent devient encore plus glacial.
Phibie pensa :
« Comment ça se fait que je n’aie jamais remarqué ce froid de loup qui hante les
bois ?»
Elle se souvenait des jours heureux où elle courait dans la neige en combinaison sans sentir le froid — elle poursuivait les lièvres, se roulait dans la neige et reniflait les arbres.
Phibie eut une pensée
émue pour son petit vêtement : il l’attendait, solitaire, caché
dans l’obscurité sous le lit.
La promenade lui sembla interminable. Finalement, ils firent demi-tour pour rentrer à la maison.
Phibie courait de toutes ses forces — elle voulait se réchauffer au plus vite.
Et soudain — Baxik arrivait en face !
Phibie s’arrêta net de surprise : il portait une combinaison jaune !
Elle n’arrivait pas à se défaire de l’idée qu’elle avait devant elle une énorme omelette sur pattes — avec sa tête blanche et son corps jaune.
— Je sais, je sais,
— dit Baxik.
— Mais au moins, j’ai chaud !
Et il repartit en courant joyeusement.
Phibie éclata de rire et se dépêcha de rentrer se réchauffer
Elle s’empressa de tirer de sa cachette, sous le
sommier, sa précieuse combinaison. Une pensée l’animait : «
Plus jamais je ne suivrai les idées de Baxik ! Son sens de
l’esthétique est tout simplement inexistant.